20 octobre

La nuit fut excellente. On se lève tard. Je crois qu’on ne se lèverait pas si on ne devait pas communiquer. Nos couchons dans la première pièce. Il n’y a pas de paille. Mais tout est clos et on y fait du feu. De la seconde pièce, nous avons fait le salon de toilette, le bureau et le salon de réception.

Gallica-pailleNous touchons de la paille dans la matinée. On l’étend aussitôt, se promettant une nouvelle bonne nuit. Dans l’après-midi, les compagnies touchent du linge. Je m’empare aussitôt d’une chemise et d’un caleçon. Je me change l’après-midi abandonnant le linge que j’ai porté un mois. Malgré ma joie, la mélancolie me prend. Aurais-je jamais cru dans mon existence en arriver à ce point ?

Je vois Lannoy qui a installé le bureau dans une maison et fait ses écritures près du feu. Je lui apporte des pipes que je m’en fus chercher au bureau du colonel, au lieutenant Lebeau.

Notre popote* fonctionne bien. On se distrait à aider à la cuisine. On copie entre-temps quelques notes. On les communique ensuite. Cela distrait et fait passer le temps. De Juniac, au repos du soir, nous apporte une petite tarte aux pommes que l’on mange avec délices. C’est une dame qui fait cela et chez qui il logea le capitaine Claire. On ne peut en avoir plusieurs et il faut commander longtemps à l’avance. Tout le monde militaire s’arrache cela. De bonne heure, on se couche car il faut se refaire les forces. J’apprends dans la soirée que Masson est nommé caporal, c’est un grade mérité.

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