25 juillet – Première partie

Préambule sous forme d’avertissement…
Aujourd’hui 25 juillet 2014, commence cent ans après, jour pour jour, le journal de campagne rédigé par Émile Lobbedey. Ce journal, retranscrit à partir des huit cahiers qu’il nous a laissés, respecte autant que possible le texte original. En conséquence, le lecteur y rencontrera parfois des incorrections, parfois des maladresses dans l’expression. J’ai jugé bon de ne pas les corriger car elles sont le reflet de la propre langue d’Émile Lobbedey et de celle de son époque…
Tous mes remerciements à Michel Meyer pour ses multiples relectures et corrections orthographiques.

 

Chapitre I     La Frontière

              Les bruits de guerre circulent dans la ville. La situation est grave : ultimatum [1] de l’Autriche  à la Serbie ; Allemagne menaçante. La France qui fut toujours le défenseur de la justice et du droit ne peut assister impassible à un semblable crime : l’écrasement du plus faible par le plus fort. La France n’oublie pas : l’Allemagne a une dette à lui payer : 70.
Les hostilités ? Non. La mobilisation [2] ? Non plus. Mais nous sommes troupes d’élites, régiment de couverture. Il faut s’attendre à partir d’un moment à l’autre et à prendre position à la frontière.
Tous les permissionnaires sont rappelés et doivent répondre aussitôt le rappel reçu.


[1] Ultimatum : Note par laquelle un État somme un autre État de donner satisfaction à un certain nombre d’exigences dans un délai limité, et de façon péremptoire, faute de quoi l’état de guerre naît automatiquement à l’expiration du délai. (L’ultimatum précède la déclaration de guerre)


[2] Mobilisation : Mise sur pied de guerre des forces militaires d’un pays par le rappel dans les armées de tous ceux qui sont désignés pour y servir en temps de paix.

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