15 novembre

TopoTIVa

Topo Cote 211 – Plan dessiné par Émile Lobbedey

Cote 211

Il fait un temps détestable et pleut continuellement depuis le petit jour. Notre gourbi* laisse filtrer l’eau et nous nous ingénions à arrêter le courant au moyen de couvertures. La journée se passe comme les autres à copier, etc., communiquer, voir l’un et l’autre de la compagnie, malgré la pluie persistante.

Vers 1 heure, le temps se lève. Du 120e nous remplace. Deux bonnes choses. Nous repartons à Florent et reprenons le même cantonnement*, pestant contre cette cote 211 qui nous a empoisonnés 24 heures. Une heure trente après, nous sommes réinstallés.

Quelques maisons sont ouvertes : on y vend des conserves. Des voitures arrivent également dans l’après-midi. Tout est acheté, mais on nous vole.

Un débit de tabac fonctionne même. Le malheur, c’est qu’il est toujours vide et vend surtout des cartes postales. Il est évident que tout est acheté en peu de temps.

Vers 4 heures, nous entendons quelques détonations qui nous font l’effet d’éclatement de marmites. On ne s’en préoccupe pas outre mesure, mais vers le soir, j’apprends qu’à 200 mètres du village, à l’ouest, des obus sont tombés. On ne sera donc jamais tranquille, même au repos à 12 km du front !

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