14 novembre

Départ pour cote 211

Le temps s’est remis au beau. Nous pouvons donc sortir un peu car on étouffe à dix dans notre modeste pièce.

Les notes, comme à chaque repos, abondent. Nous passons notre journée à copier et à communiquer. J’ai une minute. Je vois mon cousin Louis. Il a reçu une carte de son frère Charles, prisonnier à Ohrdruf [1]. Nous nous réjouissons. Nous parlons des nôtres, des lettres reçues, échangeons nos impressions ; tout cela nous remonte et nous réconforte mutuellement.

J’apprends qu’une personne du village confectionne des bandes molletières* de velours. Aussitôt j’y suis. Carpentier m’accompagne. La commande est faite pour notre prochain retour.

Vers 1 heure, nous partons pour 24 heures à la cote 211. On y relève du 120e vers 3 heures. La 5e compagnie est en réserve au point D (voir topo Tome IV [ci-dessous]). TopoTIVJe prends avec moi Blanchet ; nous occupons un modeste gourbi* ; le caporal Menneval, futur fourrier* de la 6e compagnie, se joint à nous. L’adjudant De Juniac est resté à Florent, bien fatigué, sur l’ordre du capitaine commandant. Le titulaire, caporal fourrier Legueil, étant évacué, Gallois le remplace.

 


[1] Ohrdruf : Camp de prisonniers situé dans le Thuringe, en Allemagne.

Camp de prisonnier d Ohrdruf 9 janvier 1916 Camp de prisonnier d’Ohrdruf, 9 janvier 1916

CP-Lobbedey14-18Carte postale envoyée à Émile Lobbedey par son cousin Charles (frère de Louis) depuis le camp d’Ohrdruf.

C_G1_E_13_01_1381_0116_0C_G1_E_02_02_0215_0144Documents d’archives faisant référence à Charles LOBBEDEY, prisonnier de guerre au camp d’Ohrdruf (Allemagne).
Documents extraits de : Les archives historiques du CICR, http://grandeguerre.icrc.org/fr

 



 

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